A French magazine applauds the Portuguese theory of Cristovão Colon!

A French magazine specializing in the Historical and Philosophical Studies of the University of Sorbonne in Paris, France -- Ecole  Pratique des Hautes Etudes – Sciences historiques et philologiques, Sorbonne  --  published an article describing the Portuguese nationally of the navigator Cristovão Colon  and relates also the original discovery of the Monogram of Salvador Fernandes Zarco accomplished  by my wife Silvia and by me.

We are in the processes of doing the English and Portuguese translations of this article. Here is the French original article:

 

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Chronique

CHRISTOPHE COLOMB ETAIT-IL PORTUGAIS ?

François BARADEZ

La contribution tout à fait primordiale du Portugal à l’épopée des Grandes Découvertes maritimes est d’autant plus remarquable que la population du pays ne devait guère, à l’époque, dépasser 500 000 habitants. Les historiens n’en ont pas moins mis en lumière deux déficiences majeures, à savoir le peu d’attention accordée à Christophe Colomb (1451-1506) qui découvrit l’Amérique et à Magellan (1480-1521) qui fit le premier voyage de circumnavigation, tous deux ayant vainement tenté de proposer leurs services au roi du Portugal puis, déçus, s’étant résignés à les offrir aux souverains espagnols, lesquels, mieux inspirés, leur donnèrent les moyens de réaliser leur exploit.

Ceci dit, si la nationalité portugaise de Magellan n’a jamais été discutée, il n’en est pas de même de la prétendue nationalité gênoise de Christophe Colomb. Et cette polémique vient de culminer à la fin de 1988, date à laquelle un audidacte, passionné d’histoire, le professeur portugais Augusto de Mascarenhas Barreto, a lancé un pavé dans la mare en publiant, à Lisbonne, (ed. Referendo), une volumineuse thèse - de 600 pages - dont le titre est élucidatif : "Le portugais Christophe Colomb, agent secret du roi D. Joâo II".

La clé de voûte de ce brillant ouvrage réside dans le déchiffrage du sigle cabalistique - que à l’exclusion de tout autre - le Grand Amiral utilisa à titre de signature :

Cette tâche demanda à son auteur pas moins de quinze ans d’un travail bénédictin. La traduction exacte en serait : "Fernando, duc de Beja, marié à Isabel, dite Câmara, sont mes parents de Cuba - Salvador Fernandez Zarco".

En clair, Christophe Colomb s’appelait Salvador Fernandez Zarco, il était né à Cuba - village bien connu de la province portugaise d’Alentejo -, il était le fils de l’infant D. Fernando et d’Isabel Gonçalves Zarco, c’est-à-dire le petit-fils du roi D. Duarte (1391-1438) et également le petit-fils de Joâo Gonçalves Zarco (? - 1421) qui découvrit (ou redécouvrit ?) l’île de Madère en 1419 et, plus tard, reçut le titre de Câmara.

Ce faisant, le professeur Mascarenhas Barreto a fait voler en éclats l’idée pré-établie selon laquelle Christophe Colomb était gênois, et a, avec aisance et sans difficultés, démontré que tous les documents tendant à le prouver étaient des faux plus ou moins grossiers. Il faut dire que l’on voit mal comment le fils d’un humble tisserand de Gênes aurait pu pénétrer dans le monde très secret et très fermé des navigateurs et, sans être noble, acquérir les connaissances nécessaires pour mener à bien son expédition. D’ailleurs, quand il eut besoin de se procurer la carte du géographe Toscanelli qui, se basant sur la sphéricité de la terre, préconisait la découverte de l’Orient en mettant le cap sur l’Occident, la lettre qu’il lui écrivit pour présenter sa demande était rédigée en ... portugais ! Il est, en outre, fort difficile d’imaginer qu’il ait pu - comme ce fut le cas, en 1479, à Madère - se marier à Felipa Maria de Perestrelo, s’il avait été étranger, et plus encore s’il avait été roturier.

En tout état de cause, le professeur Mascarenhas Barreto a réunit un fascinant faisceau de faits concrets qui, de façon remarquable, vont à l’appui de sa thèse. Il n’est malheureusement pas possible de les détailler tous ici. Il a de surcroît commencé à récrire la vie de son héros à partir de la donnée de base de sa nationalité portugaise. Le moins que l’on puisse dire est que cela est très séduisant. Bornons nous à relever que :

- Aucun document digne de foi qui ait été rédigé par Colomb en italien n’a été trouvé dans les archives jusqu’ici ;

- Il baptisa Salvador la première île où il mit le pied après avoir traversé l’Atlantique. On disait que c’était pour honorer le Christ... C’était en fait son propre prénom et également le nom de la paroisse de la ville portugaise de Serpa où il fut baptisé.

- La deuxième île qu’il découvrit fut appelé Fernandina apparemment en l’honneur du roi d’Aragon quoique - c’est le moins que l’on puisse dire - l’intérêt que celui-ci manifesta au projet de Colomb ne fut jamais enthousiaste... C’était son propre nom.

- La troisième fut dénommée Isabela. On pensait que c’était par estime pour la reine d’Espagne dont l’intérêt fut, par contre, immédiat, vif et évident... C’était le prénom de sa mère.

- La quatrième fut appelée Juana. On croyait que c’était par vénération d’une infante... Ce serait plutôt en l’honneur du roi du Portugal, D. Joâo II, son cousin et beau-frère de qui il existe dans les archives une lettre adressée à

Colomb en 1488 et où celui-ci est gratifié de la formule "notre ami très particulier de Séville". A la mort de ce souverain, Colomb écrivit à son fils D. Diego : ‘J’ai servi ce roi durant quatorze ans", ce qui est très exactement la durée du règne de celui-ci. Il est à noter qu’ultérieurement Colomb ne désignera plus l’île de Juana autrement que Cuba qui est le nom du village d’Alentejo où il serait né. Il n’y aurait, d’ailleurs, nulle autre village au monde portant ce nom.

- Guadalupe est le nom de l’ermitage de la ville portugaise de Serpa, en Alentejo également, où il a été baptisé.

- Au retour de son premier voyage, quoique cela allonge son trajet et ce alors qu’il devrait, au contraire, s’empresser de rentrer en Espagne où l’a devancé Pinzon qui s’est soustrait à son autorité et a fait cavalier seul en le devançant, il fait volontairement escale aux Açores puis à Lisbonne. Non seulement il n’est pas le moins du monde inquiété mais, au contraire, il est reçu en grande pompe par le roi D. Joâo II - avec qui il a un entretien seul à seul - puis par la reine D. Leonor (sa demi-sœur).

Contrairement à ce que l’on pourrait croire a priori, l’ouvrage du professeur Mascarenhas Barreto a reçu jusqu’ici, dans son pays, un accueil plutôt mitigé. Certains, bien sûr, verront en cela une illustration de la sentence bien latine selon laquelle "nul n’est prophète en son pays". Mais il y a plus. Le fait est que pour beaucoup, cet ouvrage émerge à un très mauvais moment. C’est en particulier le cas des organisateurs des grandioses festivités prévues à Séville, en 1992, pour commémorer le cinq-centenaire des Grandes Découvertes et tout particulièrement celui de la découverte de l’Amérique, cela avec des contributions importantes des autorités espagnoles, portugaises et italiennes. Celles-ci se sont, de toute évidence, plus ou moins liguées pour parer au plus pressé et veiller à ce que la "bombe" de Mascarenhas Barreto n’explose pas prématurément. Ils ont encerclé la thèse de la nationalité portugaise de Christophe Colomb d’un épais mur de silence, ce silence dont Blaise Pascal (1623-1662) disait qu’il "est la plus grande persécution".

C’était compter sans la combativité de Janina Klawe, professeur à l’université de Varsovie où elle est responsable de la chaire des cultures et littératures portugaise et brésilienne. Elle a fait remarquer à son tour que les Espagnols n’ont dans aucun document désigné Colomb comme "gênois", se contentant de le traiter toujours d’"étranger", à l’exception d’une seule fois où ils le qualifièrent de Portugais. Elle a, en outre, attiré l’attention sur le fait que Bartolomé de Las Casas (1474-1566) a clairement laissé entendre que Christophe Colomb et son frère Bartolomé avaient pris part à l’expédition de Bartolomeu Dias (1450-1500) qui fut le premier portugais à contourner le continent africain et découvrit le cap de Bonne-Espérance et avait certainement trié ses compagnons de route sur le volet. Enfin, le dominicain espagnol a, en plusieurs occasions, signalé l’accent manifestement portugais du Grand Amiral.

Elle n’a pas hésité, en définitive, à clamer que, pour sa part, elle considère la thèse du professeur Mascarenhas Barreto comme "absolument irréfutable". Elle l’a écrit. Elle l’a dit à plusieurs reprises, entre autres pour exhorter - hélas ! en vain ... - l’Académie portugaise d’histoire à ne plus pratiquer la politique de l’autruche et à accepter, sans plus tarder, un vrai débat de fond sur la question.

Par ailleurs, le docteur Manuel Luciano da Silva, président de la "Portuguese American Federation", de Bristol (Rhode Island) a publié, en janvier 1989, aux Etats-Unis, un opuscule pour attirer l’attention sur le fait qu’il a recensé pas moins de quinze documents de Christophe Colomb qui, en plus du sigle cabalistique, portent le monogramme suivant :

De toute évidence, c’est un paraphe formé de l’imbrication des trois lettres S, F et Z, c’est-à-dire des initiales de Salvador Fernandez Zarco :

SALVADOR FERNANDEZ ZARCO

Affaire à suivre, donc...

Une traduction anglaise est d’ores et déjà en cours. La BBC vient d’acquérir les droits pour réaliser une série télévisée. Souhaitons qu’avant longtemps, un éditeur mette cet ouvrage à la portée du public français.

 

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L’Institut de Stratégie Comparée a, dès l’origine, clairement marqué le cadre de son action. Il n’entend pas être un lieu de rencontre, parce que cette fonction est déjà assurée par de nombreux organismes, mais un centre de recherches. Il ne se consacre pas à l’analyse de défense, centrée sur l’actualité, même s’il lui arrive de faire des recherches sur contrat pour la Délégation aux affaires stratégiques du ministère de la Défense, mais à la recherche fondamentale : théorie stratégique, histoire de la pensée stratégique, géostratégie, histoire militaire et navale. cette recherche fondamentale est trop peu pratiquée alors qu’elle est le préalable obligé à une stratégie rigoureuse. L’Institut organise ses propres recherches, mais accueille aussi tous les travaux réalisés à l’Université ou hors de tout cadre institutionnel, sur le seul critère de leur intérêt. il ne prend pas parti et n’a pas de doctrine qui lui soit propre.

 

Organisation

 

L’Institut se compose de membres fondateurs, de membres bienfaiteurs et de membres ordinaires, en provenance d’une dizaine de pays. Les membres bénéficient du service de la revue Stratégique, des ouvrages de la collection Hautes Études Stratégiques et d’ouvrages d’autres collections quand les partenariats le permettent. Ils sont informés des activités de l’Institut par une lettre d’information périodique, Stratégie comparée, qui a eu 11 numéros avant de céder la place, au printemps 2000, suite au rapprochement avec la CFHM et l’IHCC, à Histoire militaire et stratégie, commune aux trois instituts et qui en est actuellement au n° 13.

 

L’Institut est dirigé par un Conseil d’administration de 9 membres. Il est présidé par Hervé Coutau-Bégarie, directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études, directeur du cours d’introduction à la stratégie au Collège Interarmées de Défense, président de la Commission Française d’Histoire Militaire.

Le Conseil scientifique est consulté sur les programmes de recherche. Il est présidé par le général Lucien Poirier et comprend 40 membres :

 

-      M. le professeur Jean-Claude Allain, co-directeur du Centre Défense et diplomatie dans le monde contemporain (Paris III) ;

 

-       Mme le professeur Jacques Bayon, doyen de la Faculté des Lettres de l’Université Jean-Monnet de Saint-Étienne ;

 

-      M. le professeur Jean-Pierre Bois, directeur du Centre d’histoire du monde atlantique de l’Université de Nantes ;

 

-           Sir James Cable, ancien ambassadeur (Royaume-Uni) ;

 

-           M. l’inspecteur général des Finances François Cailleteau, ancien chef du Contrôle général des armées ;

 

-      M. Claude Carlier, président de l’Institut d'Histoire des Conflits Contemporains ;

 

-      M. Gérard Chaliand ;

 

-      M. le professeur Pierre Chaunu, de l’Institut ;

 

-           M. le professeur Pierre Dabezies …, ancien président de la FEDN ;

 

-           M. Olivier Darrason, président de la Compagnie Européenne d’Intelligence Stratégique ;

 

-      M. le professeur François-Xavier Dillmann, directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études, président de la société d’étu­des nordiques ;

 

-      M. le vice-amiral d’escadre Marcel Duval ;

 

-      M. le commandant Ezio Ferrante, professeur à l’Institut de guer­re maritime (Italie) ;

 

-      M. le général de corps aérien Michel Forget ;

 

-      M. le général Pierre-Marie Gallois ;

 

-           M. le professeur Colin S. Gray, Université de Hull (Royaume-Uni) ;

 

-           M. le professeur Pierre Guillen, président de la société d’études historiques des relations internationales contemporaines ;

 

-      M. le professeur John Hattendorf, Naval War College (États-Unis) ;

 

-      M. le professeur Jean-Charles Jauffret, institut d’études politi­ques d’Aix-en-Provence ;

 

-      M. le professeur Jean-Paul Joubert, directeur du Centre lyonnais d’études de sécurité internationale et de défense (Lyon III) ;

 

-      M. le professeur Jean Klein, directeur du Centre de relations internationales et de stratégie (Paris I) ;

 

-      M. l’amiral Jacques Lanxade, ancien chef d’état-major des armées ;

 

-      M. le professeur Ioannis Loucas, École supérieure de guerre navale (Grèce) ;

 

-           M. le professeur André Martel, Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence ;

 

-           M. le professeur Michel-Louis Martin, directeur du Centre Morris-Janowitz (IEP de Toulouse) ;

 

-      M. le professeur Jean-Louis Martres, directeur du Centre d’ana­lyse politique comparée (Bordeaux IV) ;

 

-      M. le professeur Michel Mollat du Jourdin, de l’Institut, président d’honneur de la Commission internationale d’histoire maritime † ;

 

-      M. le professeur François Monnier, ancien président de la Section des Sciences historiques et philologiques de l’École pratique des Hautes Études ;

 

-      M. le professeur Bruno Neveu, de l’Institut, président honoraire de l’École pratique des Hautes Études ;

 

-      M. le général d’armée aérienne Bernard Norlain, ancien directeur de l’Institut des hautes études de défense nationale ;

 

-      M. le professeur Jovan Pavlevski, Université de Paris V ;

 

-      M. le doyen Guy Pedroncini, président de l’Institut d’histoire des conflits contemporains ;

 

-      M. le recteur Jean-Pierre Poussou, président honoraire de l’Uni­versité de Paris-Sorbonne ;

 

-      M. le général de division Maurice Rozier de linage, ancien direc­teur du Collège Interarmées de Défense ;

 

-      M. le professeur Nuno Severiano Teixeira, ancien directeur de l’Institut de défense nationale (Portugal) ;

 

-           M. l’amiral de division Vezio Vascotto (Italie),

 

-      M. Étienne Taillemite, inspecteur général honoraire des Archives de France, ancien président du Comité de documentation histori­que de la Marine ;

 

-      le général Manuel Freire Themudo Barata, président de la Com­mission portugaise d’histoire militaire † ;

 

-      M. le capitaine de vaisseau Lars Wedin, de l’Académie royale des sciences militaires (Suède) ;

 

-      M. le recteur Charles Zorgbibe, professeur à l’Université de Paris I.

 

L’Institut de Stratégie Comparée est une petite structure qui ne dispose que de moyens très réduits : son président et son secrétaire général bénévoles, une secrétaire de rédaction. Il ne bénéficie pas de convention permanente le liant au ministère de la Défense et il ne vit donc que de ses produits et de partenariats ponctuels conclus avec d’autres organismes de recherche ou des universités.

 

La modestie de ses moyens interdit à l’ISC de disposer de chercheurs à temps plein. Son équipe de recherche se compose de chercheurs rattachés à des universités et de militaires (en activité ou en retraite) qui collaborent, de manière très informelle, à ses groupes de recherche. Quelques chercheurs ont un lien organique permanent avec l’Institut.

Maîtres de recherche

 

-           M. Bruno Colson, professeur aux Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix de Namur ;

 

-           M. Michel Depeyre, maître de conférences à l’Université Jean-Monnet de Saint-Étienne ;

 

-           M. Jean-Jacques Langendorf, directeur de l’Institut de tactique comparée (Vienne) ;

 

Chargés de recherche

 

-           M. Serge gadal ;

 

-     M. Joseph Henrotin, doctorant en sciences politiques, Université Libre de Bruxelles ; membre du Réseau Multidisciplinaire en Etudes Stratégiques (RMES) ;

 

-            M. Thomas Lindemann, maître de conférences à l’Université des sciences sociales de Toulouse ;

 

-           M. Martin Motte, professeur aux Écoles militaire de Saint-Cyr Coëtquidan et au Centre d’enseignement supériorité de la Marine ;

 

-           M. Philippe Richardot, agrégé et docteur en histoire, chargé de cours à l’Institut d’Études Politiques d’Aix-en-Provence.


 

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