But
L’Institut
de Stratégie Comparée a, dès l’origine, clairement marqué le
cadre de son action. Il n’entend pas être un lieu de rencontre,
parce que cette fonction est déjà assurée par de nombreux
organismes, mais un centre de recherches. Il ne se consacre pas à
l’analyse de défense, centrée sur l’actualité, même s’il
lui arrive de faire des recherches sur contrat pour la Délégation
aux affaires stratégiques du ministère de la Défense, mais à
la recherche fondamentale : théorie stratégique, histoire de la
pensée stratégique, géostratégie, histoire militaire et navale.
cette recherche fondamentale est trop peu pratiquée alors qu’elle
est le préalable obligé à une stratégie rigoureuse. L’Institut
organise ses propres recherches, mais accueille aussi tous les
travaux réalisés à l’Université ou hors de tout cadre
institutionnel, sur le seul critère de leur intérêt. il ne
prend pas parti et n’a pas de doctrine qui lui soit propre.
Organisation
L’Institut
se compose de membres fondateurs, de membres bienfaiteurs et de
membres ordinaires, en provenance d’une dizaine de pays. Les
membres bénéficient du service de la revue Stratégique, des
ouvrages de la collection Hautes Études Stratégiques et d’ouvrages
d’autres collections quand les partenariats le permettent. Ils
sont informés des activités de l’Institut par une lettre d’information
périodique, Stratégie comparée, qui a eu 11 numéros avant de céder
la place, au printemps 2000, suite au rapprochement avec la CFHM
et l’IHCC, à Histoire militaire et stratégie, commune aux
trois instituts et qui en est actuellement au n° 13.
L’Institut
est dirigé par un Conseil d’administration de 9 membres. Il est
présidé par Hervé Coutau-Bégarie, directeur d’études à
l’École Pratique des Hautes Études, directeur du cours d’introduction
à la stratégie au Collège Interarmées de Défense, président
de la Commission Française d’Histoire Militaire.
Le
Conseil scientifique est consulté sur les programmes de recherche.
Il est présidé par le général Lucien Poirier et comprend 40
membres :
-
M. le professeur Jean-Claude Allain, co-directeur du Centre
Défense et diplomatie dans le monde contemporain (Paris III) ;
-
Mme le professeur Jacques Bayon, doyen de la Faculté des
Lettres de l’Université Jean-Monnet de Saint-Étienne ;
-
M. le professeur Jean-Pierre Bois, directeur du Centre d’histoire
du monde atlantique de l’Université de Nantes ;
-
Sir James Cable, ancien ambassadeur (Royaume-Uni) ;
-
M. l’inspecteur général des Finances François
Cailleteau, ancien chef du Contrôle général des armées ;
-
M. Claude Carlier, président de l’Institut d'Histoire
des Conflits Contemporains ;
-
M. Gérard Chaliand ;
-
M. le professeur Pierre Chaunu, de l’Institut ;
-
M. le professeur Pierre Dabezies …, ancien président de
la FEDN ;
-
M. Olivier Darrason, président de la Compagnie Européenne
d’Intelligence Stratégique ;
-
M. le professeur François-Xavier Dillmann, directeur d’études
à l’École Pratique des Hautes Études, président de la société
d’études nordiques ;
-
M. le vice-amiral d’escadre Marcel Duval ;
-
M. le commandant Ezio Ferrante, professeur à l’Institut
de guerre maritime (Italie) ;
-
M. le général de corps aérien Michel Forget ;
-
M. le général Pierre-Marie Gallois ;
-
M. le professeur Colin S. Gray, Université de Hull (Royaume-Uni)
;
-
M. le professeur Pierre Guillen, président de la société
d’études historiques des relations internationales
contemporaines ;
-
M. le professeur John Hattendorf, Naval War College (États-Unis)
;
-
M. le professeur Jean-Charles Jauffret, institut d’études
politiques d’Aix-en-Provence ;
-
M. le professeur Jean-Paul Joubert, directeur du Centre
lyonnais d’études de sécurité internationale et de défense (Lyon
III) ;
-
M. le professeur Jean Klein, directeur du Centre de
relations internationales et de stratégie (Paris I) ;
-
M. l’amiral Jacques Lanxade, ancien
chef d’état-major des armées ;
-
M. le professeur Ioannis Loucas, École supérieure de
guerre navale (Grèce) ;
-
M. le professeur André Martel, Institut d’études
politiques d’Aix-en-Provence ;
-
M. le
professeur Michel-Louis Martin, directeur du Centre
Morris-Janowitz (IEP de Toulouse) ;
-
M. le professeur Jean-Louis Martres, directeur du Centre
d’analyse politique comparée (Bordeaux IV) ;
-
M. le professeur Michel Mollat du Jourdin, de l’Institut,
président d’honneur de la Commission internationale d’histoire
maritime † ;
-
M. le professeur François Monnier, ancien président de la
Section des Sciences historiques et philologiques de l’École
pratique des Hautes Études ;
-
M. le professeur Bruno Neveu, de l’Institut, président
honoraire de l’École pratique des Hautes Études ;
-
M. le général d’armée aérienne Bernard Norlain,
ancien directeur de l’Institut des hautes études de défense
nationale ;
-
M. le professeur Jovan Pavlevski, Université de Paris V ;
-
M. le doyen Guy Pedroncini, président de l’Institut d’histoire
des conflits contemporains ;
-
M. le recteur Jean-Pierre Poussou, président honoraire de
l’Université de Paris-Sorbonne ;
-
M. le général de division Maurice Rozier de linage,
ancien directeur du Collège Interarmées de Défense ;
-
M. le professeur Nuno
Severiano Teixeira, ancien directeur de l’Institut de défense
nationale (Portugal) ;
-
M. l’amiral de division Vezio Vascotto (Italie),
-
M. Étienne Taillemite, inspecteur général honoraire des
Archives de France, ancien président du Comité de documentation
historique de la Marine ;
-
le général Manuel Freire
Themudo Barata, président de la Commission portugaise d’histoire
militaire † ;
-
M. le capitaine de vaisseau Lars Wedin, de l’Académie
royale des sciences militaires (Suède) ;
-
M. le recteur Charles Zorgbibe, professeur à l’Université
de Paris I.
L’Institut
de Stratégie Comparée est une petite structure qui ne dispose
que de moyens très réduits : son président et son secrétaire général
bénévoles, une secrétaire de rédaction. Il ne bénéficie pas
de convention permanente le liant au ministère de la Défense et
il ne vit donc que de ses produits et de partenariats ponctuels
conclus avec d’autres organismes de recherche ou des universités.
La
modestie de ses moyens interdit à l’ISC de disposer de
chercheurs à temps plein. Son équipe de recherche se compose de
chercheurs rattachés à des universités et de militaires (en
activité ou en retraite) qui collaborent, de manière très
informelle, à ses groupes de recherche. Quelques chercheurs ont
un lien organique permanent avec l’Institut.
Maîtres
de recherche
-
M. Bruno Colson, professeur aux Facultés universitaires
Notre-Dame de la Paix de Namur ;
-
M. Michel Depeyre, maître de conférences à l’Université
Jean-Monnet de Saint-Étienne ;
-
M. Jean-Jacques Langendorf, directeur de l’Institut de
tactique comparée (Vienne) ;
Chargés
de recherche
-
M. Serge gadal ;
-
M. Joseph Henrotin, doctorant en sciences politiques,
Université Libre de Bruxelles ; membre du Réseau
Multidisciplinaire en Etudes Stratégiques (RMES) ;
-
M. Thomas Lindemann, maître de conférences à l’Université
des sciences sociales de Toulouse ;
-
M. Martin Motte, professeur aux Écoles militaire de
Saint-Cyr Coëtquidan et au Centre d’enseignement supériorité
de la Marine ;
-
M. Philippe Richardot, agrégé et docteur en histoire,
chargé de cours à l’Institut d’Études Politiques d’Aix-en-Provence.